Installation
Praxinoscope
Lieu:
Superficie:
Statut:
Montréal, Québec
10 x 12m2
Idée, 2016




Les légendes sont faites de morceaux de rêves qui nous habitent encore à l’aube. Elles nous tirent du sommeil et nous rappellent ce que nos ancêtres avaient compris du monde et de l’humanité. Les hivers ont forgé notre identité à grand coup de froid et de bordées de neige. De surcroît, ces histoires et souvenirs intarissables sont à l’origine du mythe de l’hiver montréalais. Le folklore québécois regorge de récits d’hiver où les hommes et les femmes apprivoisent cette dure saison. Ces leçons d’humilité sont toujours aussi véridiques. Tutoyer les mythes et se battre contre eux ne changera rien, mais les hommes restent des hommes, pauvres fous épris de récits épiques dont ils sont les héros. Une saison comme celle-ci se chargera de les remettre à leur place, pour servir ces histoires en même temps qu’une bonne dose d’humilité.

Trois cent soixante-quinze hivers s’inspire des récits qui racontent cette adaptation à un climat capricieux. Notre résilience n’est pas absolue, mais elle a su s’établir par les loisirs et les activités hivernales. La proposition vise une expérience immersive qui permettra de faire revivre nos mémoires hivernales.

Le praxinoscope est un dispositif dont la simple rotation permet d’animer une boucle d’images à la manière d’une animation. Ce jouet d’optique est abordé intuitivement à la manière d’un carrousel qui, une fois amorcé, met en oeuvre une série de souvenirs d’hiver. Les visiteurs sont amenés à s’imprégner de ces histoires issues de l’identité montréalaise. Des bancs d’neige au-dessus de la tête aux ballades en raquette, en passant par le saut à ski et le hockey, l’installation est une réflexion sur notre rapport à l’hiver, un hymne à la froidure.

Équipe: Bernard-Félix Chénier, Hugo Duguay, Nathaniel P. Joanisse, Karl Robert
Collaborateur: Lucas Paris,  Louis Babin St-Jean



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